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Francis PERRIN (1902-1992)
" La Science exige une parfaite sincérité envers soi-même comme envers les autres, une recherche objective de la vérité qui, au-delà des domaines qui lui sont propres, pénètrent l’ensemble des relations entre les hommes "

F. Perrin était fils de Jean Perrin (prix Nobel de Physique, 1926). Agrégé de sciences physiques à 22 ans, il entre comme assistant au laboratoire de Chimie Physique de son père. En 1928, il soutient une première thèse sur le mouvement brownien, suivie d’une deuxième, en 1929, sur la fluorescence.

L’essentiel de son œuvre scientifique se situe entre 1922 et 1940. Parallèlement à l’optique moléculaire, il travaille sur la physique corpusculaire et participe très activement au développement de la physique nucléaire.

Il est nommé Haut Commissaire du CEA en 1951, poste qu’il détient jusqu’à 1970. Il joue un rôle déterminant à la création de CERN. Il défend avec constance la nécessité pour le CEA de poursuivre une activité importante de recherche fondamentale très diversifiée, dans les domaines de la chimie, de la physique et de la biologie.

A côté de ses travaux scientifiques et de ses fonctions officielles, il prend position face aux grands problèmes de la société. Impliqué dans le front populaire, il devient, pendant la guerre, membre de l’Assemblée Consultative à Alger, puis à Paris (1943-1945). Plus tard, il plaide pour l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Son action s’inscrit dans la lignée des scientifiques humanistes.

D’après le livre " Ecrits de Francis Perrin ", rassemblés par Jean Pierre Baton et Monique Neveu, Editions CEA, 1998